lundi 24 août 2015

A quoi ressembleront nos maisons en 2050



La maison de demain sera autonome et intelligente, mais devra aussi être plus économe en place, en énergie et en ressources. Pour un coût moins élevé...
L'image fait sourire : «Pensez-vous qu’en l’an 2000 votre façon de vivre sera encore modifiée par de nouveaux progrès de la technique ?», s’interrogeait-on en 1968 dans un reportage sur ce qu’on appelait les arts ménagers. On imaginait alors la maison du futur, dans laquelle un ordinateur central commandait tout : «Vous appuyez sur un bouton, vos volets s’ouvrent. Vous pouvez même allumer la télé sans bouger de votre canapé», s’étonnait une ménagère, impressionnée par ces promesses. Un écran au mur de la cuisine indique ce qu’il faut manger selon ses besoins caloriques, et les factures arrivent directement sur l’ordinateur «de monsieur, bien sûr». Aujourd’hui, certaines de ces technologies sont déjà là, d’autres arriveront bientôt. L’informatique, les énergies propres et Internet ne changent pas seulement notre vie, ils changent aussi notre habitat. En 2050, 75 % de la population mondiale vivra en ville. Face à l’explosion de la consommation et à la raréfaction des ressources, il faudra rendre nos maisons plus respectueuses de l’environnement : les bâtiments d’habitation consomment 30 % de l’énergie mondiale (42,5 % en France, où ils dégagent 90 millions de tonnes de CO2 par an). L’habitat va devoir évoluer et, s’il doit être plus intelligent et plus fonctionnel, il devra aussi être plus malin et plus propre. Un immense défi.
L'habitation du futur s'adaptera à nos besoins
Depuis une dizaine d’années, le grand concept censé nous changer la vie est la domotique. Il y a longtemps déjà que la porte du garage s’ouvre avec une télécommande. Désormais, la totalité des marques high-tech imaginent des solutions pour mettre en lien les fameux «objets connectés», capables de «penser» et d'organiser la maison autour de vos besoins. Google s’est ainsi offert l’année dernière Nest , un spécialiste du secteur pour 3,2 milliards de dollars. Ses sèche-linge deviennent automatiquement silencieux lorsque la maison est occupée et son thermostat intelligent est censé faire baisser la facture de chauffage de 15 à 20 %. Ses alarmes antifeu indiquent même à voix haute la présence de monoxyde de carbone et vous préviennent sur votre portable. A l’IFA 2014 de Berlin, le salon de l’électronique grand public, on a pu voir des miroirs connectés pour essayer virtuellement un maquillage. A terme, le miroir de votre salle de bains sera doté d’une reconnaissance faciale, et ses commandes tactile et vocale vous permettront d’avoir accès à votre agenda et à plein d’autres informations, telles la météo ou votre traitement médical.
Après SFR ou Orange, même La Poste se lance sur le marché de la maison connectée, grâce à un partenariat avec Archos : elle propose différents objets (caméra, détecteur de fumée, prise, etc.) et une tablette pour contrôler le tout, y compris les appareils d’autres fabricants. Pour Xavier Bonnaud, directeur du cabinet de conseil Vertical Innovation (associé avec Schneider Electric sur le concours OpenInnovation de projets pour l’habitat du futur), c’est l’une des tendances de fond. «On voit arriver un flot de solutions pour tout faire communiquer ensemble. Un standard est en train de se mettre en place pour que tout converge.» La maison devra être intelligente pour s’adapter à nos besoins sans qu’on ait besoin de lui demander quoi que ce soit : le frigo commandera sur Internet les produits manquants grâce à des puces RFID insérées dans les emballages, le four s’éteindra de lui-même quand le plat sera cuit, et la lumière se mettra en mode «dîner». Une fois le repas terminé, le chauffage des chambres occupées (la maison sait qui est présent ou pas) augmentera. «Et les prix baissent déjà», confirme Xavier Bonnaud. Pour l’instant, ces appareils sont encore chers. «Mais demain, tout le monde pourra s’offrir ces équipements», prédit l’expert.
D’ailleurs, la valeur ne sera pas tant dans les objets que dans les informations que vous leur donnerez. «Le déploiement de gadgets n’est pas le plus important. L’essentiel, c’est prendre l’information qui existe», explique Norbert Noury, professeur à l’université de Lyon et spécialiste des capteurs et systèmes intelligents dans le domaine de la santé. «Si on a le moyen de savoir qu’une personne a appuyé sur un interrupteur, il faut que cette information serve à quelque chose.» Ainsi, une balance ou une montre connectées calculent déjà votre rythme cardiaque ou vos besoins en calories. Mais ces données pourraient être exploitées plus globalement pour mieux prévenir les problèmes de santé. «Si on observe qu’une personne âgée se déplace moins chez elle, on peut en déduire qu’elle va moins bien, insiste Norbert Noury. De même, si on détecte des tâches commencées sans être finies, on peut soupçonner des symptômes de la maladie d’Alzheimer.»
Outre la santé, ces données pourront aussi nous aider à être moins gourmands en énergie, l’un des grands défis du siècle à venir. L’Europe impose ainsi qu’en 2020 toutes les habitations produisent autant d’énergie qu’elles en consomment. Le solaire est privilégié à l’heure actuelle, notamment par l’intermédiaire des filtres récepteurs à coller sur les fenêtres. Des éoliennes adaptées aux balcons font aussi leur apparition. Il sera même possible de produire de l’énergie avec nos pas grâce à des capteurs intégrés au plancher. Plus besoin d’abonnement EDF, la maison sera bientôt capable de s’autoalimenter. Et pour moins consommer, aux Pays-Bas, des ingénieurs proposent de faire les deux avec le projet The Skin, une seconde peau qui isole un bâtiment ancien sans lui faire perdre son identité. Reste qu’il faudra sans doute attendre bien après 2050 pour abandonner la brique et le parpaing, malgré les piètres performances énergétiques de ce dernier. En effet, 70% des logements qui seront occupés à cette date sont déjà construits. Le béton cellulaire, moins poreux, couplé à des vitres capables de changer de teinte selon l’ensoleillement pour garder une température constante, en est sans doute le successeur, mais la silice est la voie la plus prometteuse. Ses vertus isolantes sont supérieures à celles de tous les matériaux actuellement existants.
Reste la question du manque de place. Difficile ainsi de développer le concept de maisons qui tournent pour s’adapter à la course du soleil. On verra plutôt des logements équipés de panneaux pivotants. Et dans les centres villes, on devra construire en hauteur. A Paris, rien que sur douze rues, des architectes ont ainsi calculé qu’on pouvait gagner 450 000 m2 en surélevant certains immeubles. Autre solution : utiliser la profondeur des océans avec des maisons dont la partie habitation flottera sur l’eau, et la partie immergée servira à traiter les eaux usées ou à produire de l’électricité. La technologie, mise au point par des Japonais, devrait arriver d’ici une quinzaine d’années, mais le budget (25 milliards de dollars pour la première maison) reste astronomique. Science-fiction, peut-être. Et pourtant : même les robots n’en sont plus. Luna, celui qui peut sortir les poubelles ou promener votre chien, pourrait être commercialisé cette année. Et vous n’aurez même plus à lui donner d’ordres : la maison le fera pour vous.


Demain, des innovations du sol au plafond 
FRIGO Plus besoin de le remplir, il commande lui-même sur Internet les produits manquants. Il veille aux dates limites et suggère des recettes avec les ingrédients stockés.
MIROIR Après vous avoir reconnu, il diffusera votre musique préférée. Il peut aussi vous dévoiler votre agenda, la météo et la posologie de vos médicaments.
PORTE D’ENTRÉE Elle vous enverra un message lorsque la clé des enfants s’approchera de la serrure... et alertera la police si quelqu’un tente de la forcer.
MURS L’isolation totale est assurée par des nanogels de silice. Fins et très légers, ceux-ci sont super-résistants et applicables aussi sur les vitres.
FENÊTRES Elles sont des écrans tactiles qui font office de stores, et peuvent servir de panneau de contrôle ou de télévision. Et les vitres sont autonettoyantes...
PLANCHER CINÉTIQUE Il produit du courant quand on marche dessus. La technologie existe déjà dans certaines villes, et sert à éclairer des lampadaires à LED.
PAPIER PEINT C’est un tissu de nanoparticules qui couvre les murs : il permet de moduler l’éclairage et l’ambiance à volonté et assure l’isolation phonique.
LI-FI Une connexion trente fois plus rapide que le Wi-Fi. Le principe : faire transiter les informations par les ondes lumineuses des LED qui éclairent le logement.
CAPTEURS Microscopiques, ils s’intègrent partout (murs, charpente, jardin...) pour vous aider à détecter les risques : fuite de gaz, termites, intrusion...
PANNEAUX SOLAIRES Ils permettent à la maison de s’auto-alimenter, avec l’aide de pompes qui récupèrent la chaleur dans l’air ou la terre.
http://www.capital.fr/immobilier

vendredi 14 août 2015

Côte d’Ivoire : Une nouvelle loi recommande 2 mois de caution et 1 mois d'avance aux propriétaires de maison



Peut-on enfin pousser un ouf de soulagement, tant les conditions d’accès à une maison en Côte d’Ivoire, et surtout à Abidjan sont devenues un véritable souci quotidien? Désormais une nouvelle loi exige des propriétaires de maison 2 mois de caution et 1 mois d’avance à un locataire.
Le monde de l’immobilier en Côte d’Ivoire pourrait bien changer. Longtemps annoncée, une loi sur la fixation des cautions de maison vient d’être divulguée. Celle-ci exige des propriétaires de maison 2 mois de caution et 1 mois d’avance à un locataire, selon le confrère linfodrome.com qui rapporte l’information. 
Toujours selon le site internet, cette initiative est de la Chambre du droit des affaires et de l’immobilier qui a tenu un point de presse à la Chambre de commerce et d’industrie. Pour son président, M. N’doumy Kouakou-Roger, c’est inacceptable de continuer à laisser prospérer le caractère farfelu et hautement inapproprié des contrats de location imposés par les propriétaires immobiliers aux sollicitants. Une situation déplorable, soutient-il, en déphasage avec le pouvoir d’achat des populations, mais qui est devenue normale à cause du désordre dans le milieu des agents immobiliers et de l’ignorance des demandeurs.
Donnant plus de détails sur ces nouvelles dispositions dans la location de maison, il a souligné qu'il s'agit d'un projet de loi actuellement sur la table du gouvernement. Il releve par exemple que l’article 5 de ces dispositions relatives au contrat d’habitation fixe les conditions à 2 mois de caution et 1 mois d’avance, là où des propriétaires exigeaient jusqu’à un an. De même, au terme de l’article 4, l’augmentation du loyer, qui n’est possible que tous les deux ans, est plafonnée à 10% du loyer. Quant au bail à usage professionnel, il est régi par les articles 101 et 134 du Traité de l’Ohada et protège le bénéficiaire, entre autres, d’un contrat de bail d’une indemnité d’éviction que doit lui verser le propriétaire qui s’oppose à son droit de renouvellement du bail.
M. Koala Célestin, directeur de l’habitat et de la copropriété représentant le ministre de la Construction et de l’habitat, à cette conférence, a, pour sa part, encouragé ces initiatives de la Chambre du droit des affaires et de l’immobilier qui vont au-delà de la simple organisation des promoteurs de ce secteur, mais jusqu’à susciter des dispositions légales adaptées aux réalités locales. « Nous serons extrêmement exigeants sur les nouvelles dispositions. Nous n’allons pas lésiner sur les moyens pour protéger les Ivoiriens à travers cette nouvelle loi », a-t-il prévenu.

Source : http://www.abidjan-immobilier.net/  

mercredi 12 août 2015

Une tour construite rien que pour tester des ascenseurs !



La firme allemande ThyssenKrupp s'est lancée dans la construction d'un véritable gratte-ciel dans les environs de Stuttgart. Une structure qui doit permettre de tester une nouvelle génération d’ascenseurs sans câble.
Pour faire monter et descendre des ascenseurs ultra-rapides dépourvus de câbles, quoi de mieux qu'une grande structure exclusivement réservée à cet effet ? C'est ce que s'est dit la société allemande ThyssenKrupp, qui comme le relate Le Figaro, « construit depuis dix mois » une tour destinée à l'expérimentation de ces appareils. Les habitants de la ville de Rottweil, près de Stuttgart, peuvent donc apercevoir ce curieux building qui n'abrite aucun logement. Résultat d'un chantier éclair, il mesure 232 mètres et accueillera un dernier étage panoramique vitré pour culminer à 246 mètres au-dessus de la ville.
Les nouveaux modèles de l'ascensoriste, baptisés « Multi », devraient aussi intéresser les médias lorsqu'ils seront mis en service. Des modèles prometteurs, sur le papier du moins, qui pourront « comporter un grand nombre de cabines et même permettre des déplacements aussi bien horizontaux que verticaux », précise le quotidien.
Quel devenir pour la tour ? Loin de passer aux oubliettes, celle-ci devrait encore servir un peu : le bâtiment fera en effet office de centre de recherche et développement pour ThyssenKrupp.
Source: LaVieImmo.com - ©2015

lundi 3 août 2015

Distinction : Awa Ouattara, promotrice immobilière, désignée "Meilleur bâtisseur de la diaspora ivoirienne" à Paris



Awa Ouattara, promotrice de la cité "La vallée de la Diaspora" de Bingerville, a été distinguée, jeudi à Paris, "Meilleur bâtisseur de la diaspora ivoirienne" pour la période 2014-2015, lors de la première édition de la "Soirée des bâtisseurs de la diaspora", à l’initiative de l’association Ivoirespoir basée en France, a appris l’AIP auprès des organisateurs.

Selon le président d’Ivoirespoir, Ali Badara Samassi, joint au téléphone par l’AIP, ce prix vise "à saluer le mérite de Mme Ouattara pour avoir été l’un des rares promoteurs du programme des logements sociaux et économiques à achever des maisons et remettre leurs clés aux souscripteurs de la diaspora".

"C’est une promotrice qui a cru en nous, et en qui nous n’avons pas eu tort d’avoir cru, car c’est palpable. Elle a construit par ses propres moyens pour la diaspora et nous avons pu, grâce à elle, nous offrir des maisons, chacun en fonction de ses moyens. Les ivoiriens de France ont été trop grugés par des parents et promoteurs indélicats, auxquels ils ont envoyé de l’argent pour leur construire des maisons, mais qui n’ont jamais posé la moindre pierre sur terre", a-t-il dit.

Présente en Côte d’Ivoire au moment de la cérémonie, le prix d’Awa Ouattara, directrice générale d’Ital Costruzioni-CI, a été remis à un représentant. 

"Je rends grâce à Dieu pour cette distinction, je remercie mon partenaire la BHCI pour sa confiance ; je n’en dirai pas plus, car il y a encore du chemin à faire. C’est le travail qui parle pour un être humain", a réagi Awa Ouattara, interrogée à Abidjan par l’AIP.

En construction sur une parcelle de 12 hectares au quartier Bingerville-Adjamé, "La vallée de la Diaspora", qui s’inscrit dans le cadre du Programme présidentiel des logements sociaux, comprend des terrains viabilisés, des logements sociaux, économiques et de standing, dont certains sont déjà occupés par leurs acquéreurs, a constaté l’AIP samedi.

Issouf Cissé, l’un des résidents, rencontré sur place, s’est dit "surpris du confort des logements de la cité". "Je ne m’y attendais pas vraiment. On nous a trop escroqués par le passé", a-t-il dit, se réjouissant du "bitumage et l’éclairage des ruelles, mais surtout du fait que les maisons soient bien spacieuses et les parkings visiteur carrelés". 

Les premières clés de cette cité ont été remises le 18 octobre 2014 par le ministre ivoirien de la Construction, du Logement de l'Assainissement et de l'Urbanisme, Mamadou Sanogo, lors du lancement de l’opération de pré-souscription des Ivoiriens vivant en Europe, à l’Hôtel Pullman Montparnasse à Paris. Ce dernier avait à cette occasion félicité l’entreprise promotrice et sa directrice générale pour le travail abattu.

Confrontée à un déficit structurel de logements estimé à un besoin global de 400.000 logements, la Côte d’Ivoire s’est lancée depuis 2012 dans un vaste programme de construction de logements sociaux, économique et de standing.
Ce besoin est évalué à environ 40.000 par an, nécessitant, pour la seule capitale économique, Abidjan, la construction de 20.000 logements. Le déficit en province est également estimé à 20.000 par an.
(AIP)