mardi 1 octobre 2013

Logements sociaux : Les banquiers refusent de financer le projet

Le projet de logements sociaux initié par le gouvernement Ouattara ne semble pas susciter l’intérêt des banquiers. Dans une tribune offerte par « Les grands rendez-vous de Fraternité-Matin », hier, ceux-ci ont invité l’Etat à améliorer l’environnement autour de ce projet afin qu’ils puissent pleinement y prendre part.

« Les banques commerciales financent à moins de 1% les demandes de financement de logements. Ce qui est maigre. L’environnement doit être amélioré pour permettre aux banques de jouer leur rôle pleinement», a déclaré le directeur général de la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (Bhci), Souleymane Dogoni. Pour l’opération de logements sociaux initiée par l’Etat, précise-t-il, 5,4 milliards FCFA de prêts acquéreurs ont été consentis et couvrent 31,25% des demandes. Quand 7,9 milliards FCFA ont été prêtés aux promoteurs. Toujours selon lui, une enveloppe de 17,3 milliards FCFA doit être repartie entre 2500 acquéreurs. « Il ne faut pas créer une banque de l’habitat et ne pas lui donner les moyens de sa politique. L’Etat étant devenu actionnaire de notre banque, il devrait s’appuyer sur elle pour financer sa politique de logements sociaux », a-t-il soutenu.
« La question du logement se pose donc en termes de financement », renchérit le directeur général de la Société de construction et de gestion immobilière (Sicogi), Camara Loukiman. Selon lui, la problématique du logement repose sur la satisfaction des données que sont le foncier, le financement, le coût des intrants, l’organisation de la production et la viabilisation des titres. Pour répondre à toutes ces préoccupations, il compte mettre l’expérience de la Sicogi à la disposition du projet de logements sociaux.
Offrant une solution au financement du projet de logements sociaux, l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Sem Moustapha Jebari, a proposé une coopération tripartite entre les pays arabes (le financement), le Maroc (l’expertise) et la Côte d’Ivoire (le bénéficiaire).
Les promoteurs et aménageurs urbains de Côte d’Ivoire, par la voix de leur président, Jean François Morro, ont fait cas de l’insuffisance des réserves foncières, du flou juridique qui entoure l’immobilier et des charges administratives reposant sur les promoteurs et qui rendent l’environnement du projet difficile.

Source: fraternité matin

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