samedi 24 août 2013

Locations interdites

Aujourd’hui nous nous introduisons dans l’univers des habitations octroyées aux forces de sécurité (policiers) dénommées ‘’ Cité policière’’ qui sont plutôt des cités de civils du moment où ces deux mondes se côtoient quotidiennement.


Les policiers selon eux pour arrondir les fins de mois font louer leurs maisons complètes ou des chambres à des individus en manque de logement aux yeux et aux sus des autorités policières. 
Notre démarchage dans la plus grande commune de Côte d’Ivoire, Yopougon nous a permis de voir la véracité des faits. Suivez notre dossier…
Dans une promenade non loin de la Brigade Anti Emeute (BAE), à Yopougon toits rouges une affiche sur le long du mûr nous indique des chambres à louer à la cité policière qui fait face à ladite brigade. 

Notre curiosité nous emmène à nous transformer en personne en quête de logement. Mais là, grande sera notre surprise de constater qu’aucun policier n’habite le pallier en question. 

La dame qui sort d’une chambre dont l’identité ne sera pas dévoilée, nous apprend que le policier en question a été affecté depuis des années à l’intérieur du pays où il se trouve dans une maison baillée, mais ne comprend pas toujours que l’Etat continue de lui accorder cette maison qu’elle loue la chambre à ‘ ‘25 000 FCFA’’ y compris l’eau et le courant, ainsi qu’un autre locataire non présent au moment de notre visite.
La chambre qui nous intéresse est la plus petite et est à 20 000 FCFA dans cette maison de 4 pièces. 
Mon interlocutrice nous informe que si nous sommes intéressés elle nous mettra en contact avec le nommé ‘’Petit Koffi’’ qui leur sert d’intermédiaire avec le ‘’boss’’ des lieux.

Au vu du nommé Petit Koffi qui se présente à nous comme agent immobilier, c’est la grâce totale, car il ne fallait pas plus grand informateur que lui qui aide les policiers dans ce business.
« Mon ami nous sommes dans le pays. C’est ce que les policiers font pour joindre les deux bouts. D’autres ne sont plus ici, mais je ne sais pas pourquoi ils continuent d’occuper les maisons », nous dit d’emblée en fin connaisseur notre agent immobilier des flics. 
A la question de savoir pourquoi en agent immobilier il accepte ce business des ‘ ‘flics’’ une cité policière où les civils ne devraient pas y avoir de la place. Sa réponse est claire même s’il commence à avoir des doutes sur son futur ‘ ‘locataire’’. 
« Tu veux la maison où ce sont des questions tu es venu me poser ? Ce pays est comme ça, même à la BAE des policiers seuls font louer la chambre à quelqu’un qu’ils font passer aux yeux de tous pour un parent. C’est la même chose ici. Quand tu n’as pas de famille, tu ne peux pas vivre seul, alors ce moyen que tu juge illégal te permet de terminer ton mois. Et d’ailleurs dans ce pays qui est légal ? », nous dit en colère le ‘ ‘petit Koffi’’, la quarantaine révolue. 
Mais ayant décompressé avec notre interlocuteur, on saura par la suite que ce phénomène dure depuis longtemps, où les cybers-cafés et autres commerces jugés illégaux poussent en grande e quantité. A l’entendre on se croirait sur les campus au temps du règne de la FESCI. Où tous les petits commerces s’y pratiquaient et les ‘’impôts’’ étaient payés aux maîtres des lieux. 
Nos cités policières sont inféodées aussi de ces commerces. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui, étant la location des maisons aux civils nous emmène enfin à discuter avec un policier qui en sait beaucoup sur cette pratique pour y avoir vécu par le passé, mais condamne cela aujourd’hui.
« Les cités policières sont comme les campus. Nous sommes tous passés par cette pratique. Chacun fait ce qu’il veut. D’autres vendent l’eau aux hommes venus de l’extérieur. Certains tirent l’électricité pour en donner aux voisins n’habitant pas les cités. Plus grave vous pouvez voir du monde dans une maison, mais souvent ce sont des locataires. Ce qui m’énerve dans tout cela l’argent pris avec les civiles ne sert qu’aux parties de buveries. C’est dommage que ce phénomène soit dans nos cités policières. Ecoute s’il y a une attaque de notre cité beaucoup de civils éloignés des familles des policiers que nous sommes peuvent en payer le lourd tribu (…) » , nous raconte le sergent KL en service dans un commissariat de Yopougon aujourd’hui n’habitant plus en cité .

Comme l’indiquent tous nos interlocuteurs, les autorités sont tous au parfum de ces pratiques mais optent pour le silence coupable.
L’Etat qui payent toutes ses factures par les impôts payés par d’autres concitoyens se voit ‘ ‘escroquer ’’ par ceux qui devraient donner l’exemple de la moralité publique.
Le ministère de l’intérieur est interpellé enfin d’éclaircir qui sont les véritables occupants des maisons qu’elles octroient aux policiers en pleine cité policière. Ceci pourrait peut-être diminuées les charges exorbitantes du Gouvernement.
Source: koaci.com

2 commentaires:

  1. Peut-être, l'ingérence de l'Etat dans cette histoire entrainerai certains conflits ou problèmes de divers ordres?
    Du moins, si la gérance d'affectation des domiciles aux autorités du pays était confiée a une structure plus rigoureuse, les domiciles libérer seraient automatiquement libérer et réaffectes.
    A quand le moindre changement?

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  2. Effectivement il faudra réorganiser le service d'affectation de l'Etat , ce sont des logements de fonction pas des logements offert à vie.
    Il faudra donc créer un service chargé uniquement des logements de l'état qui sera à mesure de loger les nouveaux affectés et exclure ceux qui n'en n'ont pas droit.
    Car aujourd'hui on trouve encore des individus à la retraite depuis plus de 10 ans dans des logements de fonction.
    Aussi pour réduire les dépenses de l'Etat on gagnerait à contrôler la consommation en énergie électrique et en eau courante en imposant aux bénéficiaires des dits logements une barre qui une fois franchi entraînera leur responsabilité.
    De cette façon, l’État fera de grosses économies et pourra investir dans d'autres secteurs d'activités pour le développement de notre pays.

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