vendredi 9 août 2013

Indépendance de la Côte d’Ivoire : Après 53 ans, l’Ivoirien est-il bien logé ?


La Côte d’Ivoire fête ses 53 ans ce mercredi 07 août 2013. Mais, la question qu’il faut se poser, comment est logé l’Ivoirien après 53 ans d’indépendance de son pays ?

Loin de rentrer dans un débat politique, nous ne  parlerons que de  la politique de l’immobilier en Côte d’Ivoire. Après 53 ans d’indépendance, qu’en est-il exactement de cette politique de logement pour les Ivoiriens. Car, aujourd’hui, la réalité est que l’Ivoirien est confronté à un véritable problème de maison. D’Houphouët à aujourd’hui rien n'a vraiment changé. Aucune politique claire de logements pour l’Ivoirien. Après 53 ans d’indépendance.  On ne parle pas des quelques constructeurs privés qui construisent et mettent des maisons en vente à des coûts pas accessibles à tous.  Des milliers d’Ivoiriens n’ont pas les moyens pour s’offrir ces maisons. C’est en cela, nous disons que nos gouvernants qui se sont succédé ont échoué en la matière. Or le meilleur aurait été que tous les Ivoiriens ou presque soient logés convenablement de nos jours si une vraie politique avait été dégagée dès les premières années de notre indépendance.  Cela n’a pas été fait ou mal fait. Le constat est qu’aujourd’hui, l’Ivoirien n’est pas logé. Il dort dehors ou presque. Ou s’il l’est, il est mal logé. Parce que dormir dans une construction qui n’est pas finie, dans une barque, un sico-bois etc, ce n’est vraiment pas se loger.
Depuis des années, on n’a pas pensé à la croissance de la population. Et cela nous rattrape. Surtout dans la capitale économique du pays, Abidjan, trouver une maison, c’est un véritable parcours de combattant. Si par coup de chance vous en trouver, ce n’est pas évident que vous l’ayez, parce que le coût risque de vous  donner des maux de tête. Les propriétaires fixent leurs prix. "Tu prends ou tu laisses. Ce qui est sûr quelqu’un d’autre viendra prendre", disent-ils souvent. A Abidjan, le prix d’une entrée couchée ou d’un studio dans les bas quartiers ou populaires oscille  entre 40 000 mille FCFA, 50 000 mille FCFA et plus. Les prix dans les quartiers chics avoisinent 70 000 mille FCFA, 80000 mille FCFA et au-delà. Face à cette réalité des familles préfèrent se rabattent sur  les maisons en bois, les baraques, des maisons à moitié achevées…, parce qu’il faut trouver un endroit où dormir. Malgré elles.
C’est pourquoi, il faut saluer la politique de construction de logements sociaux initiée par le gouvernement actuel pour permettre aux Ivoiriens d’avoir un logement digne de ce nom. Au pays, il n’est pas extraordinaire de voir les plus nantis s’offrir des domaines, des châteaux… tandis que les moins nantis se construisent des sico-bois, des baraques ou des maisons inachevées. Des maisons sans fenêtre voire sans porte. Face à l’insécurité grandissante, on fait avec. Ainsi va la vie. Pauvres de nous. « On va faire comment », dirait l’autre.
Bonne fête de l’Indépendance à notre cher pays, la Côte d’Ivoire.
Source: abidjan-immobilier.net

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